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- Contexte : une prise de position qui a déclenché une tempête numérique
- Les accusations : harcèlement et menaces consignés au dossier
- Profil des prévenus : étudiants et futurs professionnels face aux conséquences
- La défense des jeunes : émotion, pression sociale et regret
- Réactions publiques et enjeux juridiques
- Ce qui a été retenu par la chambre
- Ce qui peut se jouer dans les prochains jours au tribunal
Le procès des personnes accusées d’avoir harcelé l’influenceuse Maeva Ghennam en ligne a débuté lundi 24 novembre 2025 au tribunal correctionnel de Paris. L’affaire met en lumière la collision entre parole publique, tensions internationales et comportements numériques qui ont conduit sept jeunes à comparaître pour des messages et menaces sur les réseaux.
Contexte : une prise de position qui a déclenché une tempête numérique
En octobre 2023, depuis Dubaï, Maeva Ghennam a publié une vidéo sur TikTok exprimant son soutien à la population palestinienne après les attaques du 7 octobre.
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Cette intervention, relayée massivement, a rapidement suscité des réactions vives. Ce qui avait été pensé comme une simple prise de position est devenu un foyer de polarisations.
La parole en ligne a dépassé la sphère virtuelle. Les messages reçus par l’influenceuse ont pris la forme de harcèlement ciblé et d’intimidations.
Les accusations : harcèlement et menaces consignés au dossier
Sept jeunes ont été mis en examen pour échanges et comportements illicites dirigés contre Maeva Ghennam. Ils ont été présentés au tribunal correctionnel de Paris.
- Nature des faits : diffusion de messages hostiles, menaces et coordination via groupes privés.
- Supports utilisés : TikTok, WhatsApp et autres canaux privés.
- Chronologie : agressions verbales après la publication de la vidéo en octobre 2023.
Profil des prévenus : étudiants et futurs professionnels face aux conséquences
Les personnes poursuivies ne correspondent pas au cliché du ″troll″ anonyme. Ce sont majoritairement des étudiants.
- élèves en école de commerce
- apprentis et jeunes diplômés
- futurs professionnels de santé
Plusieurs ont expliqué au tribunal que l’impact social et scolaire de l’affaire a été considérable. Ils ont décrit un isolement social et une forte anxiété.
La défense des jeunes : émotion, pression sociale et regret
Devant le juge, la plupart ont plaidé la faiblesse du moment et le choc émotionnel. Ils évoquent une atmosphère tendue après les attaques, qui les aurait poussés à réagir sans mesurer les conséquences.
Récits personnels et justifications
- Certains disent avoir été mis à l’écart et avoir perdu leurs repères sociaux.
- D’autres assurent que leurs messages visaient à exprimer une colère collective, non à menacer physiquement.
- Plusieurs ont reconnu la honte et exprimé des remords en audience.
Cependant, le tribunal a relevé la nature explicite de certains écrits. Un message transmis via un groupe WhatsApp a notamment été cité comme preuve d’intimidation.
Réactions publiques et enjeux juridiques
Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité individuelle en ligne et sur la capacité de la justice à encadrer les comportements numériques.
- Pour les victimes : le harcèlement numérique produit des effets concrets sur la vie personnelle et professionnelle.
- Pour les prévenus : l’accès facile aux groupes privés et l’effet de meute sont avancés comme facteurs aggravants ou explicatifs.
- Pour la société : l’affaire interroge sur l’éducation numérique et la prévention du cyberharcèlement.
Ce qui a été retenu par la chambre
Les juges ont entendu les protagonistes et examiné les échanges diffusés par les accusateurs. Des messages ont été versés au dossier.
La procédure met en balance la liberté d’expression, l’incitation à la haine et la protection des personnes sur Internet.
Ce qui peut se jouer dans les prochains jours au tribunal
Le prononcé d’une sanction reste en suspens. Les avocats demandent à la fois clémence et prise en compte du préjudice subi par la victime.
- Les peines possibles vont de l’amende aux mesures éducatives.
- Le tribunal devra décider s’il impose des sanctions dissuasives pour prévenir d’autres débordements.
La suite du dossier dépendra des éléments factuels et de la lecture du juge.












